Vous êtes peut-être vous-même bipolaire ? Ou vous connaissez une personne bipolaire ? Ce travail de consensus est un condensé de tout ce qu’on devrait savoir sur cette pathologie que le journaliste Nicolas Demorand a mis en avant lors de son témoignage poignant sur France Inter. Cette maladie terrible est fort heureusement de mieux en mieux traitée. Cependant on pourrait faire encore mieux si les aspects chronobiologiques, c’est à dire tous les aspects qui touchent les rythmes biologiques, étaient mieux compris et renforcés lors des thérapies. Avec les auteurs de l’article, on peut en effet se poser la question de pourquoi, chez les patients bipolaires, la prise en compte de leur horloge biologique reste un point faible dans leur prise en charge. C’est ce constat, à la fois frustrant et stimulant, qui a conduit une équipe internationale de chercheurs et de cliniciens à bâtir, étape par étape, un socle de connaissances que tout professionnel prenant en charge un trouble bipolaire devrait maîtriser. Réunis sous l’égide de la task force « Chronobiologie et Chronothérapie » de l’International Society for Bipolar Disorders (ISBD), trente experts venus de quinze pays ont passé au crible plus de 800 affirmations scientifiques pour en extraire un corpus consensuel de référence.
Pourquoi ce travail était nécessaire
Depuis les années 1970-1980, les preuves s’accumulent : le trouble bipolaire n’est pas seulement une affaire de neurotransmetteurs ou de génétique, c’est aussi une pathologie du rythme. Génétique, épidémiologie, physiologie, biologie comportementale, essais thérapeutiques : toutes les approches convergent pour montrer qu’une horloge circadienne déréglée participe à l’apparition, à l’évolution et à la rechute des épisodes bipolaires.
Pourtant, cette évidence scientifique a du mal à s’intégrer dans la pratique clinique. Une revue de 25 recommandations de bonne pratique internationales a montré que moins de la moitié abordait, même succinctement, la question des perturbations circadiennes. Certaines recommandations majeures, comme le CANMAT/ISBD 2018, ne mentionnent tout simplement pas les mots « circadien », « chronobiologie » ou « chronothérapie », alors même que la luminothérapie dispose déjà d’au moins huit essais randomisés démontrant son efficacité dans la dépression bipolaire. Le déficit est tout aussi net dans la formation : une enquête menée dans 409 facultés de médecine de 12 pays révèle que l’enseignement consacré au sommeil dépasse rarement trois heures sur l’ensemble du cursus, et qu’un quart des établissements n’en propose aucun. Concernant la chronobiologie proprement dite, une étude brésilienne rapporte que 76 % des psychologues interrogés n’avaient reçu aucune formation académique sur les rythmes biologiques, et que 67 % ne connaissaient même pas le terme.
L’objectif de l’étude était de produire, par une méthode consensuelle rigoureuse, la liste des connaissances jugées essentielles ou importantes pour la prise en charge chronobiologique et chronothérapeutique du trouble bipolaire, afin de guider la formation des cliniciens et, à terme, l’écriture des futures recommandations.
Une méthode Delphi en trois tours
Pour parvenir à ce consensus, les auteurs ont utilisé la méthode Delphi, une technique bien connue en recherche clinique pour structurer l’avis d’experts sur une question complexe et sans réponse évidente. Le principe : soumettre une série d’affirmations à un panel d’experts, recueillir leur degré d’accord, leur restituer une synthèse anonymisée des réponses du groupe, puis leur donner la possibilité de réviser leur position lors d’un tour suivant.
Le travail a débuté par l’extraction de 960 affirmations, issues de la littérature académique publiée depuis 2019, des revues déjà produites par la task force ISBD et d’une recherche systématique dans la littérature grise (plus de 1100 documents examinés) au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie. Après nettoyage et fusion des doublons, 758 affirmations ont été soumises, lors d’un premier tour, à un panel de trente experts — psychiatres pour 83 % d’entre eux, avec en moyenne 26 ans d’expérience clinique — recrutés via les grandes sociétés savantes du domaine (ISBD, Society for Light, Rhythms, and Circadian Health, Center for Environmental Therapeutics).
Chaque affirmation était jugée sur une échelle en cinq points (essentiel, important, ne sais pas/cela dépend, peu important, ne devrait pas être inclus), en réponse à la question : « Dans quelle mesure est-il important qu’un clinicien traitant des personnes bipolaires connaisse cette information ? ». Le seuil de consensus, fixé a priori à 80 % d’experts jugeant l’affirmation essentielle ou importante, est cohérent avec les seuils utilisés par d’autres task forces de l’ISBD. Les affirmations recueillant moins de 70 % d’adhésion étaient écartées, celles entre 70 et 79 % étaient soumises à un nouveau tour. Deux chercheurs concernés eux-mêmes par un trouble bipolaire ont, en parallèle, relu l’ensemble des énoncés pour en vérifier l’acceptabilité et repérer un langage potentiellement stigmatisant. Trois tours ont ainsi été nécessaires, portant sur un total de 837 évaluations, pour stabiliser le corpus final.
Un socle de 342 connaissances, organisé en quatre grands thèmes
Au terme du processus, 342 affirmations ont atteint le seuil de consensus. Elles se répartissent en quatre grands thèmes : les bases de la science circadienne, la santé circadienne et ses perturbations, la chronobiologie propre au trouble bipolaire, et les six grandes techniques chronothérapiques (luminothérapie, privation de sommeil, thérapie par l’obscurité, thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux, mélatonine et agonistes mélatoninergiques, thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie adaptée à la bipolarité). Ces 342 énoncés sont eux-mêmes structurés en douze catégories plus fines, du fonctionnement du noyau suprachiasmatique jusqu’aux modalités pratiques de chaque chronothérapie.
Certains résultats confirment des intuitions cliniques connues : l’irrégularité du rythme veille-sommeil est associée à une instabilité de l’humeur, les changements saisonniers de durée du jour déclenchent fréquemment des épisodes, et un rythme circadien mal synchronisé pourrait sous-tendre les cycles mêmes de la maladie. D’autres apportent des précisions plus opérationnelles qui étonne parfois le grand public : la mélatonine n’est pas une hormone du sommeil mais un signal chimique d’obscurité, sa sécrétion étant simplement inhibée par la lumière ; la luminothérapie, à condition d’être associée à un traitement thymorégulateur est efficace sur la dépression et expose rarement à un virage maniaque; les lunettes bloquant la lumière bleue, ou « thérapie par l’obscurité virtuelle », disposent des meilleures preuves justement dans la manie, les états mixtes et les cycles rapides — un usage à contre-courant de l’image purement « relaxante » qu’on leur prête souvent.
Faute de pouvoir publier l’intégralité des 342 énoncés dans l’article, les auteurs en ont sélectionné 60 — cinq par catégorie, que nous reproduisons intégralement et traduit ci-dessous. L’ensemble des 342 affirmations reste consultable librement sur la plateforme Open Science Framework citée par les auteurs
Une démarche utile mais qui appelle quelques réserves sur la méthode
Ce travail a le grand mérite de transformer un corpus scientifique disparate en une base de connaissances organisée, actionnable et validée par un consensus international, véritable outil clé en main pour concevoir des modules de formation continue ou enrichir les futures recommandations de bonne pratique. Les auteurs eux-mêmes appellent d’ailleurs à une intégration modulaire selon le profil du soignant : les psychiatres pourraient viser la maîtrise complète du corpus, tandis que les psychologues, infirmiers ou médecins généralistes bénéficieraient plutôt d’une psychoéducation circadienne « générale ».
Les limites, assumées par les auteurs, concernent le recrutement, réalisé via les grandes sociétés savantes occidentales, qui n’a pas permis d’inclure d’experts d’Afrique, d’Inde ou de Chine, ni de pays soumis à des contraintes circadiennes extrêmes comme les nuits polaires scandinaves ou islandaises. Les professionnels non psychiatres — psychologues, généralistes, infirmiers spécialisés — restent également sous-représentés dans le panel, alors qu’ils sont pourtant en première ligne dans de nombreux systèmes de soins. Enfin, seuls deux patients-chercheurs étant eux-mêmes bipolaire ont participé à la relecture des énoncés, ce qui limite la diversité des points de vue expérientiels pris en compte, un point que les auteurs identifient eux-mêmes comme un axe d’amélioration pour les travaux futurs.
Des perspectives concrète pour la pratique
Au-delà de l’exercice scientifique, ce consensus apporte des pistes très concrètes. Il invite à intégrer systématiquement, dans le suivi d’un patient bipolaire, une évaluation du chronotype, une vigilance accrue aux changements saisonniers et aux décalages horaires, ainsi qu’une hygiène veille-sommeil rigoureuse : lever à heure fixe, réduction de la lumière bleue en soirée, exposition à la lumière du jour. Il légitime aussi le recours plus large aux chronothérapies, encore trop peu prescrites en pratique courante : luminothérapie de milieu de journée, lunettes bloquant la lumière bleue, thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux, ou thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie adaptée à la bipolarité. Pour les cliniciens comme pour les patients, ce travail pose ainsi les bases d’un langage commun autour d’un mécanisme physiopathologique trop longtemps resté en marge de la formation et ouvre la voie à des programmes de formation continue dédiés, sur le modèle du « Circadian Medicine Course » déjà porté par la Society for Research on Biological Rhythms.
ANNEXE
Tableau 2 — Synthèse de 60 énoncés de consensus, avec représentation de cinq énoncés pour chacun des 12 catégories fondamentales (traduction intégrale). Le % indique le niveau de consensus.
Note : le pourcentage indique la proportion d’experts ayant jugé l’énoncé « essentiel » ou « important ».
Catégorie fondamental 1 : Bases du système circadien des mammifères
| Énoncé | % |
| Le noyau suprachiasmatique (NSC) possède un rythme intrinsèque qui est constamment synchronisé par des stimuli externes | 100 |
| Chez certaines personnes, le rythme veille-sommeil démarre plus tard (par exemple, les « couche-tard ») que chez d’autres (par exemple, les lève-tôt) | 100 |
| Le cycle lumière/obscurité est le zeitgeber (synchroniseur) le plus puissant chez l’humain | 100 |
| La synthèse de mélatonine est inhibée par l’exposition à la lumière | 100 |
| La mélatonine est un signal chimique de l’obscurité | 97 |
Catégorie fondamentale 2 : Santé circadienne et perturbations
| Énoncé | % |
| Augmenter l’exposition à la lumière le matin peut avancer la phase de l’horloge biologique et réduire le décalage horaire social | 100 |
| Diminuer l’exposition à la lumière le soir peut avancer la phase de l’horloge biologique et réduire le décalage horaire social | 100 |
| L’irrégularité du cycle veille/sommeil est associée à une plus grande instabilité de l’humeur | 100 |
| Les troubles du rythme circadien peuvent être causés par des facteurs internes (par exemple, une variation génétique) ou externes (par exemple, le travail de nuit, le décalage horaire) | 97 |
| Les relations entre le cycle veille-sommeil et la santé mentale sont bidirectionnelles | 93 |
Catégorie fondamental 3 : Évaluation des rythmes circadiens en pratique clinique
| Énoncé | % |
| La discussion sur le chronotype devrait faire partie intégrante de la psychoéducation régulière, et peut initier les personnes bipolaires au domaine des rythmes circadiens et à sa pertinence pour les troubles de l’humeur | 90 |
| Les rythmes de mélatonine sont l’un des indicateurs les plus directs et les plus robustes du fonctionnement temporel du noyau suprachiasmatique (NSC) | 87 |
| L’actigraphie permet d’évaluer le moment et l’amplitude du rythme repos-activité sur 24 heures | 87 |
| Lorsqu’il existe des différences significatives entre le comportement repos-activité en semaine et le week-end, on parle de « décalage horaire social » | 87 |
| Certains rythmes de sortie sont l’expression directe ou pure de l’activité du noyau suprachiasmatique (NSC) (par exemple, la sécrétion de mélatonine, la température corporelle centrale, le cortisol), tandis que d’autres résultent de processus circadiens et socio-comportementaux combinés (par exemple, le rythme repos-activité) | 87 |
Catégorie fondamental 4 : Chronobiologie du trouble bipolaire
| Énoncé | % |
| Les symptômes du trouble bipolaire peuvent interférer avec la capacité à dormir | 100 |
| Les changements saisonniers, comme les variations de la durée du jour, constituent un déclencheur fréquent de changements de l’humeur et d’épisodes dans le trouble bipolaire | 100 |
| Les situations impliquant des changements rapides du moment du cycle lumière/obscurité ambiant (par exemple, les voyages internationaux, le travail de nuit, les stimulants, l’accouchement) peuvent déclencher des symptômes et des épisodes de l’humeur dans le trouble bipolaire | 100 |
| Une horloge biologique défaillante pourrait sous-tendre les cycles de l’humeur dans le trouble bipolaire | 97 |
| Un mauvais sommeil peut aggraver les symptômes du trouble bipolaire | 97 |
Catégorie fondamental 5 : Chronothérapie — Notions générales
| Énoncé | % |
| Les chronothérapies sont des techniques qui agissent sur les rythmes circadiens et sur l’horloge circadienne centrale | 97 |
| Les chronothérapies pour les troubles de l’humeur sont des traitements qui visent à modifier l’état de l’humeur en agissant sur les rythmes circadiens et sur l’horloge circadienne centrale | – |
| Les chronothérapies utilisent la manipulation du sommeil, de l’éveil et de la lumière | 97 |
| Les 5 grandes modalités des chronothérapies pour les troubles de l’humeur sont : la luminothérapie ; la thérapie par l’obscurité ; la mélatonine et les agonistes mélatoninergiques ; les traitements par privation de sommeil ou thérapie par l’éveil ; la thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux ; et la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie adaptée au trouble bipolaire | 97 |
| L’approche thérapeutique intégrée du trouble bipolaire devrait inclure une attention au cycle lumière/obscurité de 24 heures ainsi qu’un focus sur le cycle veille-sommeil | 97 |
Catégorie fondamental 6 : Hygiène du sommeil et des rythmes circadiens
| Énoncé | % |
| Les personnes bipolaires devraient se lever à la même heure chaque jour | 97 |
| Pour bien dormir, les personnes bipolaires devraient éviter les stimulants (par exemple, la caféine, la nicotine, le chocolat) en fin de journée | 97 |
| Pour les personnes bipolaires, il peut être utile de changer leur attitude envers le sommeil (par exemple, l’accueillir comme un contributeur au bien-être et non comme du temps perdu) | 93 |
| Les personnes bipolaires devraient éteindre les écrans, téléphones et autres appareils 1 à 2 heures avant le coucher | 93 |
| Des routines et horaires de sommeil réguliers peuvent allonger le délai entre les épisodes maniaques ou hypomaniaques | 93 |
Catégorie fondamental 7 : Luminothérapie
| Énoncé | % |
| Le moment de l’exposition affecte le résultat et la tolérance de la luminothérapie | 97 |
| La distance par rapport au dispositif lumineux affecte le résultat et la tolérance de la luminothérapie | 97 |
| Lors de l’utilisation de la luminothérapie, à condition qu’une personne bipolaire soit traitée par des médicaments thymorégulateurs appropriés et n’ait pas de facteurs de risque supplémentaires, le risque de virage vers l’hypomanie ou la manie semble relativement rare | 97 |
| La luminothérapie dispose de preuves solides en tant qu’antidépresseur dans la dépression bipolaire | 93 |
| La luminothérapie est bien tolérée dans le trouble bipolaire | 93 |
Catégorie fondamental 8 : Thérapie par l’éveil (privation de sommeil)
| Énoncé | % |
| Il existe un léger risque de virage vers la manie chez une personne bipolaire recevant une thérapie par l’éveil | 90 |
| Les thérapies par privation de sommeil agissent rapidement | 87 |
| Prises isolément, les thérapies par privation de sommeil n’entraînent que des améliorations transitoires de l’humeur | 87 |
| La privation de sommeil thérapeutique est généralement combinée à un traitement médicamenteux ou à d’autres chronothérapies, en particulier la luminothérapie et l’avance de phase du sommeil | 87 |
| Lorsqu’elle est utilisée pour une dépression bipolaire aiguë, la privation de sommeil thérapeutique devrait toujours être combinée à un traitement thymorégulateur | 83 |
Catégorie fondamental 9 : Thérapie par l’obscurité
| Énoncé | % |
| La thérapie par l’obscurité moderne consiste à porter des lunettes teintées orange spécifiques qui bloquent la longueur d’onde bleue de la lumière artificielle et naturelle | 100 |
| Une « obscurité virtuelle » peut être créée en portant des lunettes bloquant la lumière bleue | 97 |
| En dehors d’un épisode maniaque, les lunettes bloquant la lumière bleue peuvent être portées à un moment régulier, environ 2 heures avant le coucher, afin de favoriser une production endogène régulière de mélatonine et un meilleur sommeil | 93 |
| Les lunettes bloquant la lumière bleue peuvent être utiles pour traiter la manie dans le trouble bipolaire | 90 |
| Une personne bipolaire peut assombrir sa chambre à l’aide de rideaux occultants | 90 |
Catégorie fondamental 10 : Thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux
| Énoncé | % |
| Dans la thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux (IPSRT), les personnes apprennent à identifier et à gérer les événements qui déstabilisent leurs routines quotidiennes | 100 |
| Dans l’IPSRT, les personnes apprennent à suivre la régularité de 5 activités : (1) l’heure de sortie du lit ; (2) le premier contact avec une autre personne ; (3) l’heure de début des engagements formels ; (4) le dîner ; et (5) l’heure du coucher | 97 |
| Dans l’IPSRT, l’échelle de mesure des rythmes sociaux (Social Rhythm Metric) est utilisée pour suivre et améliorer la régularité des activités sociales | 90 |
| L’IPSRT améliore le fonctionnement des personnes bipolaires | 90 |
| L’IPSRT fonctionne dans le trouble bipolaire car les personnes bipolaires sont vulnérables à un dérèglement des rythmes quotidiens | 83 |
Catégorie fondamental 11 : Mélatonine et agonistes mélatoninergiques
| Énoncé | % |
| Les preuves sont insuffisantes pour recommander ou rejeter la mélatonine dans la phase aiguë de la dépression bipolaire | 87 |
| Les preuves sont insuffisantes pour recommander ou rejeter les agonistes mélatoninergiques dans la phase aiguë de la dépression bipolaire | 87 |
| Les preuves sont insuffisantes pour recommander ou rejeter les agonistes mélatoninergiques en prophylaxie de la dépression bipolaire | 83 |
| Prendre de la mélatonine environ une heure avant l’heure de coucher souhaitée envoie un signal de synchronisation à l’horloge circadienne | 83 |
| La qualité de la mélatonine est variable, ce qui suggère la nécessité de n’utiliser que des produits approuvés | 83 |
Catégorie fondamental 12 : Thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie adaptée au trouble bipolaire
| Énoncé | % |
| La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I) traite les pensées et croyances qui interfèrent avec le sommeil et enseigne des pratiques d’hygiène du sommeil | 97 |
| La TCC-I adaptée au trouble bipolaire (TCC-I-TB) vise à améliorer l’humeur, le sommeil et le fonctionnement des personnes bipolaires | 97 |
| La TCC-I peut améliorer l’insomnie dans le trouble bipolaire et d’autres troubles de l’humeur | 90 |
| La TCC-I-TB produit des bénéfices sur le sommeil après un traitement aigu chez les personnes bipolaires en phase inter-épisodique avec insomnie comorbide | 87 |
| La TCC-I-TB produit des bénéfices sur la rechute des épisodes de l’humeur après un traitement aigu chez les personnes bipolaires en phase inter-épisodique avec insomnie comorbide | 87 |
Source : Crouse JJ, Loblay V, Jorm A, et al. Essential Information About Chronobiology and Chronotherapy for the Optimal Care of People With Bipolar Disorders: An Expert Consensus. Bipolar Disorders. 2026;28(5):e70141. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/bdi.70141 — Article en libre accès (CC BY 4.0). L’ensemble des 342 énoncés de consensus est disponible sur l’Open Science Framework : https://osf.io/agk9y.











